Une nouvelle panne immobilise « Al Boraq » entre Tanger et Rabat… Des voyageurs critiquent la hausse des prix et la dégradation du service
Vendredi soir, un train « Al Boraq », parti de Tanger à destination de Rabat, s’est immobilisé près de la zone d’Al Aouamra en raison d’une coupure de courant. L’incident a entraîné un retard et suscité le mécontentement de plusieurs passagers, d’autant que le train, après avoir repris sa marche pendant une courte période, s’est de nouveau arrêté.
Pour les usagers de cette ligne, il ne s’agit pas seulement d’une panne technique ponctuelle, mais d’un nouvel épisode dans une série marquée par la dégradation d’un service qui aurait dû s’améliorer au fil des années, et non évoluer dans le sens inverse. Le service « Al Boraq » avait été lancé avec une promesse claire : rapidité, respect des horaires et amélioration de l’expérience de voyage entre les grandes villes.
Or, les témoignages de plusieurs usagers font état d’une hausse notable du prix des billets, parallèlement à une baisse perceptible de la qualité des services et à l’allongement de certains trajets, notamment sur l’axe Tanger-Casablanca. Un voyageur qui paie davantage attend logiquement un service plus rapide, plus ponctuel et plus clair, et non des retards répétés et une opacité quant à leurs causes.
Un service portant le nom de train à grande vitesse n’a guère de sens si ses usagers constatent que la durée de déplacement s’allonge, que la ponctualité se dégrade et que l’information fait défaut lorsqu’une perturbation survient. Il ne s’agit pas d’exiger un service sans pannes, car des incidents techniques peuvent survenir sur tout réseau de transport, mais une gestion responsable de ces pannes et une communication immédiate indiquant aux passagers la cause, le délai prévisionnel de reprise du trafic et les solutions qui leur sont proposées.
Dans de telles situations, l’absence d’une communication directe et régulière avec la presse pose un problème plus sérieux, car elle laisse le champ libre aux rumeurs et aux interprétations, au lieu de fournir des informations officielles précises propres à rassurer les voyageurs et l’opinion publique. Les personnes concernées sont également en droit de savoir s’il existe des mécanismes d’indemnisation clairs en cas de retard, notamment lorsque des rendez-vous professionnels ou médicaux, ou des correspondances, sont manqués.
« Al Boraq » est un projet national important, mais sa valeur ne se mesure ni aux slogans ni aux images de son lancement, mais à l’expérience quotidienne des voyageurs. Ils sont en droit de voir le service s’améliorer à mesure que ses tarifs augmentent, et non de payer davantage pour des temps de trajet plus longs et une communication plus limitée.


