Répétition des pannes à l’aéroport de Tanger.. un nouveau dysfonctionnement technique perturbe les vols, déroutés vers Rabat et Casablanca, sur fond de colère des passagers
L’incident de samedi dernier n’était pas isolé.. sa répétition ce mercredi relance le débat sur la maintenance, la préparation et la gestion des crises à l’aéroport.
Quatre jours seulement après l’incident technique qui avait fortement perturbé le fonctionnement de l’aéroport de Aéroport Tanger Ibn Battouta, le même problème s’est reproduit ce mercredi, dans un scénario qui porte atteinte à l’image de cette infrastructure stratégique et soulève de sérieuses interrogations sur le niveau de préparation, la gestion opérationnelle et les responsabilités des autorités en charge.
Il est difficilement acceptable qu’un aéroport international, situé dans une ville au rayonnement touristique et économique comme Tanger, connaisse des perturbations répétées en un laps de temps aussi court, sans communication claire ni garanties concrètes pour éviter la répétition de tels incidents. Ce qui s’est produit dépasse le simple incident technique ponctuel et traduit un dysfonctionnement plus profond en matière d’anticipation, de maintenance et de gestion des crises.
Pour rappel, l’aéroport avait déjà connu, samedi dernier, un incident similaire au niveau de la piste, ayant entraîné le déroutement de six vols vers d’autres aéroports, notamment Rabat et Fès, provoquant un important désordre parmi les passagers et leurs familles, et soulevant dès lors des interrogations sur l’existence de dispositifs de secours efficaces.
Selon les données issues du tableau des arrivées, le nouvel incident enregistré ce mercredi soir a conduit au déroutement de plusieurs vols vers les aéroports de Rabat et Casablanca, à l’annulation d’autres liaisons et à des retards significatifs sur plusieurs rotations. Cette situation a ravivé la colère et l’incompréhension des voyageurs, confrontés une nouvelle fois à un manque de coordination et à une communication jugée insuffisante.
La répétition du même dysfonctionnement en quelques jours engage directement la responsabilité des gestionnaires de l’aéroport. Il ne s’agit plus seulement d’expliquer l’incident, mais de justifier comment une plateforme aéroportuaire internationale peut faillir à garantir un minimum de continuité de service face à des pannes supposées maîtrisables.
Au-delà des perturbations immédiates, c’est l’image de toute une ville qui est en jeu, ainsi que la confiance des usagers et la crédibilité d’un aéroport censé accompagner le développement de Tanger. Une réaction claire, transparente et assortie de mesures correctives urgentes s’impose pour éviter que ces dysfonctionnements ne deviennent récurrents.
Ce type de situation ne peut être traité avec des justifications superficielles. Il appelle à une réelle reddition des comptes, car les passagers ne doivent pas payer le prix de défaillances structurelles dont ils ne sont en rien responsables. Une ville comme Tanger mérite une infrastructure aéroportuaire à la hauteur de ses ambitions, et non un équipement fragilisé à chaque incident technique.

