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Tanger: L’avortement entre incrimination et autorisation : Débat entre des médecins, des juristes et des acteurs religieux

A l’issue de la conférence autour de « L’avortement entre la religion, la médecine et la loi », les intervenants ont recommandé d’élaborer une approche efficace englobant la protection de la santé de la mère et le droit de l’enfant à la vie, ainsi qu

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TanjaNews.com

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A l’issue de la conférence autour de « L’avortement entre la religion, la médecine et la loi », les intervenants ont recommandé d’élaborer une approche efficace englobant la protection de la santé de la mère et le droit de l’enfant à la vie, ainsi qu’adopter des plans et des stratégies éducationnelles, culturelles et sociales afin de trouver un terrain d’entente autour de l’interruption de la grossesse par les femmes.

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Docteur Chafik CHRAIBI, président de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin (AMLAC), a précisé qu’il est pour la légalisation de l’avortement pour la principale raison de protéger la santé de la femme aux niveaux mental, psychique et social. « La femme a le droit d’une interruption sans danger au lieu des méthodes traditionnelles de l’avortement qui ont un impact négatif sur la vie de la femme » a réclamé CHRAIBI.

L’avocat Ismail JBARI aux barreaux de Tanger, avait le même avis que son précédent, en considérant que « l’avortement sans danger constitue un droit de la femme qui veut abandonner son fœtus si la grossesse est non désirée » car « il s’agit de l’interruption volontaire de la grossesse qui conce
e la femme plutôt que la société. Cela dit que l’avortement est une affaire privée plutôt qu’une affaire sociale ».

Mais le juge Oussama NALI, membre du Conseil Régional du Club des magistrats au Maroc, avait protesté les avis des défenseurs de l’interruption de la grossesse en disant que « l’avortement était considéré comme un crime dans le code pénal, mais maintenant le droit à l’avortement est élargi pour de nouveaux cas ».

De même, le docteur Abdeltif HADOUCH, le vice-président du Conseil local des Oulémas de la préfecture de Tanger-Assilah, a assuré que « l’Islam peut tolérer l’avortement aux cas de malformations et maladies incurables que le fœtus pourrait contracter à condition d’un consensus de plusieurs médecins, ou si cette grossesse pourrait constituer un danger sur la santé de la femme ».

De son côté, le président de la Section de jugement de la famille à Tanger, le juge Mohammed ZERDA, a plaidé pour l’adoption d’une approche globale et complémentaire en vue de préserver la cohésion sociale et familiale au sein de la société marocaine et de déboucher sur des solutions efficaces à ce qu’il qualifie de “crime” de l’avortement.

Indiquant que cette conférence de « L’avortement entre la religion, la médecine et la loi » s’est tenue en marge de la deuxième Jou
ée d’études de l’Association des médecins anesthésistes et réanimateurs du Nord (AMAREN) sur « L’obstétrique toujours à l’honneur » et qui était axée sur « la santé de la femme enceinte » avec des ateliers thématiques sur l’insémination artificielle, la procréation médicalement assistée et la fécondation in vitro.

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